Que nous réserve l’année 2016 ? Point de vue d’un cadre de VMware

February 23, 2016
Que nous réserve l’année 2016 ? Point de vue d’un cadre de VMware

 

David Parry-Jones, vice-président et directeur général de VMware pour l’Europe du Nord, anticipe sur ce que l’année 2016 apportera de nouveau en matière de Cloud Computing, de sécurité, de mobilité et de nouvelles compétences

1. L’année de la confirmation pour le Cloud hybride

Ces dernières années, les départements informatiques ont testé et repoussé les limites des systèmes d’information d’entreprise basés sur le Cloud. Cependant, l’évolution de ce dernier reste cependant mitigée, et deux approches isolées et déconnectées coexistent actuellement :

• d’un côté, une tour du Cloud privé, sur site, avec une forte gouvernance mais un processus de fourniture d’applications bien trop lent ;
• de l’autre, une tour du Cloud public, hors site, où la fourniture d’applications se fait rapidement, mais dont la gouvernance est faible.

En 2016, pour gérer cette situation avec plus d’efficacité et de stabilité, de plus en plus d’organisations adopteront une approche de Cloud hybride favorisant davantage de connectivité et de compatibilité, et permettant aux entreprises de lancer des applications dans un périmètre élargi plutôt qu’en silo. Ce modèle de Cloud hybride unifié devrait non seulement être l’approche favorite dans le secteur informatique, mais aussi servir de base pour les années à venir.

2. Sécurité : plus de contrôle et de souveraineté sur les données

Cette année, nous devrions assister à des bouleversements en réaction à l’évolution du contexte et des réglementations européennes relatives à la sécurité des données. Tout d’abord, la future réglementation européenne en la matière préconise un encadrement renforcé de la protection des données en UE. Ce sujet pourrait également faire l’objet d’une attention encore plus particulière à l’approche du prochain Référendum sur l’Union européenne. De nombreuses incertitudes subsistent en effet quant au lieu de stockage des données des entreprises britanniques dans l’éventualité où le Royaume-Uni quitterait l’UE (devront-elles être stockées sur le territoire britannique ?).

Une enquête publiée récemment par VMware montrait d’ailleurs que 63 % des organisations n’avaient aucune certitude réelle quant à l’emplacement de leurs données. Évidemment, celles qui ignorent où résident leurs données ignorent également leurs obligations en matière de souveraineté. Là encore, l’adoption d’une approche de Cloud hybride adaptée sera un critère essentiel, car cela permettra aux entreprises de tirer parti du Cloud, tout en sachant où sont situées leurs données. Elles seront ainsi préparées à toutes les situations.

3. Sécurité et virtualisation : le software-defined networking
L’utilisation de la virtualisation comme d’une architecture de base permet aux entreprises de profiter d’une couche de conversion critique entre leur infrastructure informatique et les applications et données qui y coexistent. Bien que le recours à une infrastructure réseau globale et au Cloud Computing continue de se généraliser, les DSI sont de plus en plus conscients de l’importance cruciale du Software-Defined Networking (SDN) : d’abord afin que les départements informatiques puissent répondre aux attentes élevées de l’ensemble de l’entreprise ; mais aussi pour leur permettre de relever le niveau en matière de sécurité.

Le SDN favorise la mise en place de mécanismes de sécurité simples et efficaces, et permet d’automatiser le déploiement de services en quelques minutes au lieu de plusieurs semaines. Cette approche est donc amenée à se généraliser en 2016.

4. Plus d’investissements dans la mobilité
Des progrès certains ont été effectués afin d’améliorer le rendement des professionnels en situation de mobilité. Ainsi, à l’occasion de notre tout premier rapport annuel sur la mobilité professionnelle, nous avons découvert que 85 % des organisations avaient mis en place des applications de productivité basiques telles que des clients de messagerie. En revanche, pour ce qui est d’étendre ces gains de productivité à l’ensemble de l’entreprise, le constat est tout autre : seuls 17 % des entreprises du monde entier auraient transformé au moins un processus métier essentiel afin de tirer parti de la mobilité.

Les nouvelles technologies sont aujourd’hui le principal moteur des organisations. Elles jouent un rôle clé dans la réussite des entreprises, que ce soit au niveau de la fidélité client, de l’engagement des employés, des ventes ou des chiffres d’affaires. Cette année, les organisations devront prendre leurs dispositions pour s’adapter rapidement aux tendances du marché, aux exigences de leurs employés et aux pressions financières. Elles devront pour cela développer un environnement de travail plus flexible et fluide. En effet, beaucoup d’entre elles peinent encore à tirer parti des nouvelles technologies disponibles aujourd’hui (et au Royaume-Uni) en s’appuyant sur leurs systèmes informatiques traditionnels.

5. Des compétences à revoir
Bien que la question des compétences soit depuis des années une priorité pour les entreprises, les employés, eux, sont toujours confrontés à des lacunes sur ce plan. En effet, beaucoup se retrouvent dans des organisations avec des structures rigides et obsolètes empêchant toute collaboration instantanée. On peut aborder le problème sous cet angle : les compétences numériques sont présentes, mais elles sont bloquées dans un monde analogique.

Lorsqu’ils recrutent de jeunes talents, les dirigeants d’entreprise cherchent toujours des candidats dotés de compétences numériques ainsi que d’une conception nouvelle vis-à-vis de leurs modes opératoires. Cependant, il est aujourd’hui nécessaire d’adopter une perspective plus étendue et de nous intéresser aux compétences dont nous disposons déjà. Nos recherches montrent que les employés des générations précédentes cherchent eux aussi à acquérir des compétences numériques et techniques : 35 % des 45-54 ans et 23 % des plus de 55 ans s’intéresseraient à la conception et à la création d’applications mobiles.

Cette année, les directions devront être elles aussi concernées par les stratégies de perfectionnement des organisations. En effet, seule une telle approche permettra aux entreprises de tirer pleinement parti de leurs talents et d’en concrétiser le potentiel. En investissant dans des compétences numériques, les organisations pourront accélérer leurs processus d’innovation, accroître leur domination sur la concurrence, et augmenter leurs revenus. De tels investissements sont également à même de favoriser le développement économique et de stimuler la productivité du Royaume-Uni tout entier.

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