Le « design thinking » appliqué au management

February 2, 2017
Le « design thinking » appliqué au management

Par Sylvain Cazard, Vice-Président de VMware en France

Les technologies s’effacent devant l’utilisateur. Après le cloud, la mobilité, le big data et l’IoT, c’est au tour du « design thinking » d’avoir les faveurs des analystes. Cette tendance reflète l’importance accordée à l’expérience utilisateur plutôt qu’à la technologie ou au marketing. Le design thinking privilégie l’empathie avec l’utilisateur et fournit un cadre et une méthode pour une innovation efficace. Ces principes peuvent s’appliquer au management. Je l’ai réalisé en passant quelques semaines à l’université de Stanford en 2016 et en écoutant William P.Barnett présenter les principes du « management by design ». Loin de moi l’idée d’appliquer systématiquement toutes les idées qui germent dans la Silicon Valley mais certaines d’entre elles méritent d’être approfondies.

Des atouts qui doivent conduire à une dynamique. En France nous avons de nombreux atouts pour tirer notre épingle du jeu dans le numérique. Notre système de recherche dans le domaine scientifique, et particulièrement dans les mathématiques, est réputé pour son excellence (Cédric Villani a été lauréat de la médaille Fields). Les étudiants sortant des grandes écoles sont de plus en plus nombreux à être tentés par l’entreprenariat et peuvent compter sur un réseau important d’incubateurs et d’accélérateurs de startups. En 2016 l’écosystème French Tech est à la 2e place du classement européen des investissements (avec 1388 M$ investis en 2016) devant l’Allemagne (1261 M$) et derrière le Royaume-Uni (3130 M$). Malgré cela les entreprises peinent à innover aussi rapidement que les startups. Le numérique a redistribué les cartes et changer l’échelle de temps. Les modèles de management doivent en tenir compte.

Les choix technologiques déterminants pour se différentier. Ce n’est plus un secret pour personne, les données sont devenues le nouvel or noir de l’ère numérique. Tout l’enjeu pour les entreprises consiste à transformer cette matière première en produits, en services et à en faire un levier stratégique. Pour réussir les entreprises ont à leur disposition une palette de nouvelles technologies qui ne cessent de croitre. Le rythme des innovations est tel qu’on manque souvent de recul pour retenir les technologies les plus prometteuses sans faire de pari risqué. Certains choix peuvent même paraitre contradictoires et ralentir les prises de décisions. Ils remettent souvent en cause des situations et des organisations établies. Ils imposent de repenser les métiers, d’anticiper les nouvelles compétences et d’expérimenter de nouveaux modèles d’affaires. Dans ce contexte les entreprises peuvent être un peu perdues et les employés avoir du mal à se projeter dans l’avenir alors que l’on compte de plus de plus sur leur engagement.

L’échec peut devenir un gage de réussite. Le management doit s’adapter. Le leader doit guider en apportant une vision cohérente et stimuler les initiatives en fédérant les énergies. Il doit provoquer la créativité et la participation des employés sans pour autant abandonner son leadership. Pour y parvenir sans se disperser et en visant le même objectif il faut un cadre et de la méthode. En s’inspirant du Design Thinking le management est tout à la fois bienveillant et directif. Favoriser l’initiative tout en gardant le cap. La méthode et la rigueur apportent le cadre nécessaire pour que les initiatives se développent sereinement et convergent vers un même objectif. Le design thinking considère que l’échec peut être un accélérateur de réussite. « fail fast to succeed sooner ». Une idée qui va souvent à l’encontre de notre culture. La recherche de la perfection est souvent un frein à l’action voire une excuse pour ne pas agir. Elle n’est plus un but mais s’inscrit dorénavant dans un processus d’amélioration continue que l’on retrouve dans les nouvelles méthodes de développement d’applications.

On ne connait la justesse d’une décision qu’après l’avoir prise. Nous devons inciter et encourager nos équipes à sortir de leur zone de confort en acceptant la possibilité de l’échec pour en faire un moyen d’apprentissage et de progression.

Crédit photo cacaroot


 
Related Posts
 

Bienvenue pour notre récapitulatif du deuxième jour de VMworld Europe ! …

Read More

Résumé du premier jour de VMworld : les bons experts résolvent …

Read More

VMworld 2017 Europe arrive la semaine prochaine. Pour profiter pleinement …

Read More

Chronique de Sylvain Cazard, Vice-Président de VMware en France

Les entreprises …

Read More

 
 
Blog Archive