[Cloud & Ops : La chronique de l’Expert] Le data center de l’entreprise digitale

February 22, 2016
[Cloud & Ops : La chronique de l’Expert] Le data center de l’entreprise digitale

Pour innover dans un environnement extrêmement compétitif, les entreprises doivent produire rapidement des applications qui supporteront de nouveaux services et de nouveaux usages. Cette économie de l’application ne peut plus se contenter de centres informatiques qui peinent à suivre le rythme. Le « Datacenter Programmable » de VMware propose de s’affranchir de la rigidité des équipements informatiques par une abstraction et une automatisation du data center dans sa totalité et en faire ainsi le socle idéal des applications de l’entreprise.

 

L’entreprise challengée par l’économie de l’application

De nouveaux acteurs maitrisant les technologies numériques jouent les troubles fêtes dans des secteurs d’activité pérennes jusqu’alors. Automobile, banque et finance, grande distribution, transport… Aucun secteur d’activité n’est épargné.
Face à de nouveaux modèles business, les directions métiers des entreprises cherchent à accélérer le développement de nouvelles applications et leurs évolutions. Pour être efficace, les projets doivent obtenir rapidement les environnements de test, de développement et de recette sur lesquels travailler. Quand l’IT interne ne sait répondre promptement à ces exigences des projets applicatifs, ces derniers, pris en sandwich entre les réalités opérationnelles et les impératifs business, trouvent « d’autres alternatives ». Le Shadow IT (interne ou externe), souvent trop minimisé, est une forte tentation pour les métiers confrontés à une IT trop rigide.
Peu d’entreprises possèdent aujourd’hui le dynamisme informatique adapté à cette économie de l’application mais la plupart ressentent la nécessité d’évoluer. Cela se traduit par certaines initiatives comme le Cloud (privé ou public) et le DevOps, sujet sur lequel nous reviendrons dans un futur article.

 

Accélérer le déploiement des applications

ll est encore courant de voir des durées de déploiement de plusieurs semaines. Pourtant, les entreprises qui ont fait le pas, et se sont modernisées, provisionnent aujourd’hui ces mêmes environnements en moins d’une heure. Quelles sont les étapes essentielles d’un provisionnement et comment agir pour accélérer et simplifier ces déploiements ? Le provisionnement d’environnement est une tâche complexe que l’on peut regrouper en deux points distincts :
• Matériels et couches basses : serveur et OS, Stockage, Réseau et sécurité. Ils nécessitent des actions souvent répétitives, liées à des contraintes matérielles. Beaucoup de ces tâches sont communes à toutes les entreprises.
• Intégration dans le système d’information : ITIL, DNS, AD, backup, PRA, surveillance, gestion des comptes… Cette intégration repose sur des technologies propres à l’entreprise avec des règles d’exploitation spécifiques. Elle requiert des développements personnalisés via les modules d’orchestration.

Des progrès ont été déjà réalisés avec la virtualisation des serveurs mais pour gagner en agilité il faut aller plus loin et couvrir des besoins bien plus larges que le simple traitement des VMs. C’est pourquoi, même équipées d’un hyperviseur serveur, les entreprises mettent encore trop de temps pour provisionner les environnements applicatifs, surtout quand les interlocuteurs se multiplient.

 

Les fonctions du data center accessibles simplement par API.

VMware propose d’adresser toutes les ressources matérielles du Datacenter : pas seulement serveurs, mais aussi réseaux avec NSX et stockages avec VIRTUAL SAN ou VVOL. Par analogie avec vSphere, l’abstraction des deux autres ressources ouvre de nouvelles possibilités. Les ressources matérielles sont masquées et des services à valeur ajoutée deviennent consommables et utilisables par l’intermédiaire d’API.

• Serveurs : vSphere expose des fonctions de déploiement, de clone, de snapshot, de répartition des VMs, de très haute disponibilité. Demain cette partie « compute » s’étendra également à la gestion des containers selon les orientations « Cloud Native Applications» décrites ici.

• Réseaux : NSX, grâce à l’abstraction de la topologie physique réseau, expose des services de création de réseaux logiques, de routeurs, de load balancer, de zones de sécurité…
Nul besoin d’être un expert réseau pour consommer un service prévu à cet effet.

Stockage : VIRTUAL SAN expose des politiques de consommation de stockage: performance, redondance des données par exemple. Par simples règles, appliquée à chaque VMs, il est possible de définir la qualité de service souhaitée. Plus d’informations sur la toute dernière version (v6.2) ici

Au delà de la proposition de valeur liée à cette agilité, on en retire également des bénéfices économiques :
• Ces solutions permettent d’augmenter les durées de vie des équipements, les durées d’amortissement et ainsi de diminuer le TCO.
• L’acquisition s’en trouve également impactée puisqu’il est possible de croitre et d’acquérir le matériel au fur et à mesure des besoins, sans avoir à estimer les besoins futurs et à décaisser la totalité de la somme lors d’un important investissement matériel initial.

A ce stade, on parle de Software Defined DataCenter (SDDC), c’est à dire d’un datacenter programmable, dont les principales fonctions sont disponibles par API. Il constitue l’étape indispensable à l’agilité et à la performance exigées par les projets applicatifs. Cette « APIsation » du Datacenter apporte également des fonctions de mobilité, facilitant le transport de VMs, de règles de sécurité, de services réseaux entre clouds privé et/ou public.

 

Du « datacenter programmable » au « datacenter programmé » il n’y a qu’un pas.

Maintenant qu’il est défini, comment interagir avec ce datacenter programmable ? Exposé par API, cette plateforme logique est pilotable depuis des scripts et des outils tiers. VMware propose une couche d’automatisation (vRealize Automation) déjà optimisée pour en tirer tous les bénéfices.

Tel un jeu de construction, c’est en combinant des briques dans un blueprint de vRealize Automation qu’on créée facilement les offres de service. Des environnements simples ou complexes, mono VM ou n-tiers prêts à l’emploi pour les développements, les recettes, les experts produits, les équipes d’exploitation. Le tout dans un catalogue de service centralisé, lui-même exposé en API.

Le « Datacenter Programmable » expose les ressources logiques et le logiciel de consommation en facilite l’usage. L’orchestration reste cantonnée aux tâches spécifiques d’intégration dans le système d’information et joue le rôle de glu entre le « Datacenter Programmable » et l’IT.

vRealize

L’entreprise prête pour le numérique.

Ainsi modernisée, l’entreprise gagne en efficacité opérationnelle. Le business des métiers n’est plus freiné, elle peut innover rapidement et s’adapter à la compétition. L’entreprise est prête pour affronter le monde digital, ce monde où ce ne sont plus les gros qui mangent les petits mais les plus rapides qui avalent les plus lents.

digitalisation du data center

Chronique d’Alexandre Hugla, Senior Systems Engineer – VMware France


 
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